Du 24 au 26 juillet 2026, les meilleurs joueurs du monde de footvolley se donnent rendez-vous sur la Côte d’Azur. Ce sport, né au Brésil, est devenu un événement incontournable du calendrier international. Les rencontres se dérouleront en semi-nocturne à partir de 17h00 sur le sable de la Pinède Gould à Juan-les-Pins. A l’approche de cette nouvelle édition, Adrien Gavarini nous ouvre les coulisses de cette compétition qui fait rayonner le footvolley bien au-delà de la Région. L’édition 2026 sera placée sous le parrainage exceptionnel de Laurent Blanc, champion du monde 1998.
Par Diane Cardoso-Gomes

Bonjour Adrien, depuis combien de temps êtes-vous impliqué dans l’organisation du Mondial Footvolley ? Comment cette belle aventure a-t-elle vu le jour ?
Adrien : Avec mon associé, Philippe Enea, nous avons d’abord organisé de petits tournois européens. Face à l’engouement suscité par ces premières compétitions et à leur succès, nous avons décidé de candidater pour organiser un événement de plus grande envergure, avec le soutien de la ville d’Antibes, de la Région et du Département. Nous avons ainsi réuni toutes les conditions nécessaires pour concrétiser ce projet.
De fil en aiguille, notre tournoi est devenu le plus grand rendez-vous mondial de la discipline. Cela fait désormais plus de 15 ans que nous organisons le Mondial Footvolley.
L’événement s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous incontournable au niveau international. Pouvez-vous nous présenter les équipes qui seront présentes cette année ?
Adrien : Dans notre sport, le footvolley, il y a le Brésil et les autres. Ce sont les seuls joueurs à être professionnels, ils n’ont pour l’instant jamais perdu le titre. L’écart bien sûr, diminue d’année en année. En tant que tenant du titre, le Brésil présente 2 équipes ainsi que la France, pays organisateur. Viennent ensuite, le Paraguay, l’Uruguay, l’Italie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Portugal, l’Israël, l’Albanie, l’Espagne, l’Autriche, la Suisse et les Émirats arabes unis.
Dès les premières éditions, vous avez réussi à attirer les meilleurs joueurs de la discipline. Comment avez-vous relevé ce défi et gagné leur confiance ?
Adrien : Nous respectons tous les joueurs, quel que soit leur niveau. Ils savent qu’ils vont être mis dans les meilleures conditions, il y a un prize money qui est de 15 000 euros pour les 8 premières équipes, une participation de notre part est prévue pour leur déplacement.
Aujourd’hui, tous les joueurs veulent participer au mondial.


Le Mondial Footvolley peut compter sur des partenaires fidèles depuis plusieurs années. Selon vous, quelles sont les clés pour construire et entretenir des collaborations solides autour d’un événement de cette envergure ?
Adrien : Nos partenaires sont fidèles depuis le début, nous organisons des soirées pour eux, nous sommes une association, c’est notre passion, pas notre métier et ils le sentent. De plus, il y a une visibilité très intéressante (2500 spectateurs par soir, 6 heures de direct sur beIN SPORTS, diffusion en différé sur la chaîne l’Equipe…).
Chaque édition est l’occasion d’innover et de faire évoluer le tournoi. Quelles sont les nouveautés ou les ambitions qui guident votre travail pour continuer à faire grandir le Mondial Footvolley ?
Adrien : En accord avec la municipalité d’Antibes, notre évènement est totalement gratuit, nous laissons tous les bénéfices des buvettes à une association antiboise « La main tendue ».
Chaque personne qui rentre dans les tribunes bénéficie d’un ticket de tombola qui lui permet de participer aux 5 tirages au sort journaliers (maillots de foot de joueurs très connus, journée sur plage privée avec transat et repas, cocktails au 1932 très bel hôtel, entrées à Aquasplash, ballons dédicacés, tenues de footvolley…).
Nous ajoutons également un côte caritatif à la manifestation en donnant un chèque de 10 000 euros à l’association de notre parrain qui est, pour l’édition 2026, Laurent Blanc. Il succède à d’autres grands noms : Didier Deschamps, Christophe Dugarry, Marcel Dessaily, Olivier Giroud, Arsène Wenger, Dante…
Quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes qui liront cette interview ?
Adrien : Tout simplement, que le haut niveau est accessible à tous. Cette année nous avons sélectionné la Suisse, composée de deux très jeunes joueurs âgés de 17 ans. Ils ont commencé à jouer ensemble dès l’âge de 10 ans . C’est vraiment un magnifique exemple car ils sont à l’écoute et ils sont bien partis pour continuer leur progression.

